L’éternelle question

N/nous épanouissant dans une relation Maître/esclave, il arrive souvent que l’on N/nous demande ce qui différencie un soumise d’un esclave. Quoi de mieux pour le premier article que d’apporter N/notre réponse à cette éternelle question qui n’en est plus une pour N/nous.


Le dominant et le soumis, le Maître et l’esclave

Différences et points communs, méconnaissances et responsabilités de la possession d’un esclave.


Avant-propos
Il s’agit ici d’une analyse personnelle, construite au fur et à mesure de lectures, échanges sur le sujet et (surtout) vie du sujet. Étant en relation Maître/esclave, voici N/notre apport à la question de ce qui différencie une relation M/e d’une relation D/s, basé sur la connaissance théorique mais également sur l’expérience que N/nous offre N/notre relation.

Néanmoins, N/nous n’avons ni la science infuse, ni la volonté d’imposer quoi que ce soit à quiconque. N/nous ne sommes personne pour vous dire si vous êtes ou non un(e) esclave, un(e) Maître(sse), etc. Même si N/notre analyse est documentée et argumentée, elle ne doit en rien vous impacter personnellement par sa lecture. En clair, cet article n’a pas vocation à heurter, ni à se revendiquer péremptoire.

Spectre et statut
Les soumis et esclaves diffèrent en statut, mais demeure le point commun d’être sur le spectre de la soumission, les personnes se trouvent dans un état de soumission. Il en est de même pour les dominants et Maîtres qui sont sur le spectre de la domination car ces personnes se trouvent dans un état de domination, tout en demeurant différents en statut.

1. Méconnaissance et amalgames
1.1 Pénurie des sources françaises

Les sources françaises sur les relations Maître/esclave sont peu nombreuses et les plus poussées d’entre elles majoritairement anglophones. Les francophones demeurent généralement peu instruits sur le sujet, même si littératures et conférences furent parfois plus ou moins bien traduites.

On observe également un fort désintérêt pour définir ces relations, préférant valoriser des modèles relationnels « plus sains ». De nombreux préjugés et réticences circulent, comme : l’esclave est un « soumis extrême », l’esclave n’a pas d’intériorité qui lui est propre… L’échange de pouvoir étant généralement considéré comme un jeu et non un mode de vie ou modèle relationnel, les personnes ne ressentent simplement pas le besoin de se renseigner sur ce à quoi elles ne tendent pas. (et c’est tout à fait compréhensible !)

1.2 Esclavage consenti et esclavage au sens historique

Le terme d’esclave peut mettre mal à l’aise par ce à quoi le terme ferait (maladroitement) référence : au terme historique d’esclavage. N’en déplaise, un point commun réside bel et bien entre les deux : le statut de propriété. L’esclave est la propriété du Maître et Il dispose de l’entièreté de Sa propriété. Le terme d’esclave fut adopté car il s’agit d’un statut de possession. Néanmoins, il s’agit du seul point commun. La comparaison entre l’esclavage consenti et l’esclavage au sens historique ne doit pas s’étendre à plus que cela. Ça reviendrait à confronter l’Histoire avec une relation hiérarchisée consentie, cela n’aurait pas de sens.

Les esclaves consentants sont alors des personnes en accord avec ce statut de propriété. S’il n’y a pas cette notion de Propriétaire/propriété, on conviendra généralement à dire qu’il ne s’agit pas d’esclavage. L’esclave consentant n’étant pas un état (même si la personne est dans un état de soumission) mais un statut1. Sans Maître, il n’y a pas d’esclave, et inversement.

1 On fait ici référence au statut de propriété : Les soumis et esclaves diffèrent en statut, mais demeure le point commun d’être sur le spectre de la soumission car les personnes se trouvent dans un état de soumission. Ce n’est pas un état de soumission qui fait d’un esclave ce qu’il est, mais le statut de propriété envers un Maître.

La première pierre

N/nous cherchions un lieu où N/nous exprimer et partager sans la contrainte de la censure qui ne cesse de s’étendre sur les plateformes que N/nous utilisons, c’est ainsi chose faite par le présent blog. Tous les contenus du site appartiennent aux auteurs et font l’objet de protections légales. Pour en savoir plus sur N/notre démarche, se référer à l’à-propos.

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