Conclusion de la conclusion

Le dernier article d’esclave calliopée Absence de Maître : journal de la dépendance ne saurait être complet si je n’apportais pas un retour sur celui-ci. Il est au pire un exercice de paraphrase, au mieux une conclusion de la conclusion.

Le premier retour à faire est que j’ai été peiné de me replonger par leur lecture dans les affres et tourments de mon esclave, même si en toute connaissance de cause. Le second est que (malgré tout) si j’avais la possibilité d’annuler cela, je n’y changerais rien. C’était un sacrifice temporaire pour N/nous assurer une stabilité financière. N/nous ne sommes pas installés définitivement mais avons quitté (je l’espère) définitivement le sud de la France. Les Pays-de-la-Loire ne seront normalement qu’une étape avant un nouvel emménagement plus permanent. Je confesse ne pas être contre que ça s’éternise.

Ne me rassasiant pas de la servitude fragmentaire d’une esclave s’adonnant à une activité salariée hors de la maison (je veillerai à ce qu’esclave calliopée écrive à ce sujet), cela fait partie de mes responsabilités en tant que Propriétaire de subvenir à N/nos besoins sur le plan financier. J’ai dû m’absenter pour chercher (et trouver) du travail là où il y en avait. Depuis les trois années de cette esclave à demeure, je ne m’étais pas absenté (en tout et pour tout) plus de six nuits.

J’ai rencontré plusieurs difficultés en tant que Propriétaire de cette belle esclave. Certaines relèvent de l’évidence lorsqu’on est humain tandis que d’autres sont plus subtiles. J’ai premièrement dû gérer le manque que j’avais d’elle pour gérer celui qu’elle avait de moi avec empathie. Mon nouveau travail m’a considérablement aidé car j’aime travailler quand le travail a du sens. J’avais l’échappatoire du travail, un privilège dont à mes pieds elle ne dispose plus.

N/notre relation étant imbriquée de telle manière que l’un sans l’autre N/notre qualité de vie ne peut que décroître, esclave calliopée faisait état par moments d’une détresse écrasante. J’ai dû parfois me rendre à l’évidence que je ne pouvais d’aussi loin la panser avec un appel téléphonique. La technologie ne fait qu’accroître le sentiment de solitude.

En son absence matérielle dans mon quotidien, j’ai dû lâcher prise sur l’idée du service tel que je l’exige à demeure et me montrer flexible sur certains champs de pouvoir (comme les finances en lui laissant une carte bancaire). J’ai dû aménager son emploi du temps en conséquence : les tâches ménagères demeuraient tandis que le service sexuel à distance ne m’intéressait que très peu (même si j’ai usé d’elle comme je l’entendais avec N/nos moyens).

À ma grande surprise, elle a commencé lors de cette période à réaliser ses premières feuilles de calcul. J’ai étendu leur utilisation aux différentes corvées quotidiennes et hebdomadaires et me réjouis de ce système facilitant l’organisation et les rapports de tâches. J’ai (entre autres) principalement donné des directives strictes sur l’hygiène de vie et l’instruction (piano, écriture, lecture, prière…). Je ne voulais pas retrouver cette propriété abîmée, alors j’ai œuvré à la conserver en bonne santé pour qu’il n’y ai pas une période de soin trop longue lors de N/nos retrouvailles.

Gérer ses émotions (les moins volatiles) a été extrêmement difficile sans pouvoir la tenir. Les angoisses ont ce don de l’enfermer en elle-même, la peur l’isole et prend toute la place. Il n’y a plus qu’elle et cette esclave n’est plus capable de m’entendre. J’écoute, je répète inlassablement les mêmes mots pour qu’elle en entende peut-être la moitié d’un sur trois, j’attends, je réécoute, je répète encore, peut-être qu’elle en a entendu un entier cette fois-là, puis O/on avance à petits pas durant de très longues minutes… ainsi vont les troubles anxieux qui sèment le chaos dans le mental jusqu’a se répercuter par l’épuisement du corps.

Si je devais réitérer cette expérience dans le cadre de son dressage, rien n’en ressortirait à mes yeux d’utile. N/nous sommes profondément ancrés dans cette relation de servitude où j’exerce un contrôle absolu sur tout son être. Je reste d’avis qu’une propriété qui n’est pas à demeure ne peut servir que d’une manière fragmentaire et ce n’est pas le genre d’engagement qui me satisfait en tant que Propriétaire de cette belle esclave.

Cette conjoncture n’a fait qu’avérer encore un peu plus que chacun de ses pores transpire la dépendance et que la seule voie possible pour elle est de me servir comme je l’entends.

Pèlerinage au jardin

Aujourd’hui, j’ai décidé qu’O/on irait se promener. N/nous sommes retournés là où esclave calliopée a prononcé ses vœux d’une soumission non-fragmentaire et d’une appartenance irrévocable. N/nous n’y étions pas retournés depuis l’automne dernier.

Un lieu bien ordinaire pour le monde. Sur le sentier de N/nos souvenirs j’ai remarqué que les fleurs avaient poussé. Il avait plu. esclave calliopée a demandé si elle pouvait cueillir une fleur. Ce fut accordé.

N/nous sommes retournés près du banc et du balcon où elle s’est agenouillée le 19 septembre 2021. J’ai lu de la déception dans ses yeux, elle imaginait le banc plus massif et plus clair. La pierre était plus sombre à cause de l’averse, mais celle-ci ne fait aux dernières nouvelles pas rétrécir la pierre.

Cette belle esclave accomplie a posé la fleur sur le banc en pierre.

C’est la tombe de ma liberté, qu’elle me déclare spontanément.

Je la regarde attentivement. Je l’admire s’extasier devant un bloc de pierre. Je me remémore l’instant où elle renonce à tout pour m’appartenir. Je ressens une reconnaissance profonde de vivre cette vie avec elle à mes pieds.

Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi enchanté devant une tombe.

Être son Monde

Récemment et face à la conjoncture actuelle des choses, j’ai remanié la récitation d’esclave calliopée. Y figure désormais « Vos pieds sont mon unique Terre ». Je ne la partage volontairement pas entièrement pour des raisons évidentes : une récitation est très intime. Celle-ci est unique et ne tend pas à être reproduite.

La récitation est une phrase (ou une série de phrases) que cette belle esclave récite lors du rituel du lever et du coucher dans N/notre relation ainsi que sur ordre de ma part. Ce sont ces premiers et derniers mots de la journée. Il peut arriver qu’elle passe des heures entières à se réciter sur mon ordre, enchaînée sur son petit coussin dans le salon. Les mots que je choisis – lorsqu’ils sont répétés ainsi – ont une puissance qui vient la conforter dans son asservissement.

Il est attendu que la récitation soit par essence évolutive et (au même titre que la relation) en mouvement constant. Les récitations qu’a eu esclave calliopée depuis qu’elle est à mes pieds ont toujours résonné avec les différentes circonstances de N/notre relation Maître/esclave. Jusqu’à peu, esclave calliopée se récitait avec la récitation qu’elle avait reçu lors de N/nos vœux lorsque j’ai eu le grand bonheur de la juger accomplie.

J’ai adapté la récitation de cette belle esclave aux évènements récents, mais qu’entends-je par « Vos pieds sont mon unique Terre » ?

Simplement qu’elle n’a pas à être encombrée par les misères ou la médiocrité du Monde tel que nous autres les connaissons. esclave calliopée a ordre de se tenir à l’écart de toutes informations relatives au Monde, principalement son actualité politique.

Je suis d’avis qu’en sa qualité de propriété, elle n’a pas l’impératif de se tenir informée des drames et encore moins de s’en préoccuper. En tant qu’esclave, elle subit néanmoins mes humeurs lorsque des évènements relatifs à l’actualité m’affectent. Mais cela ne change rien au fait que je suis sa source d’information et que je l’informe d’uniquement ce que je juge nécessaire.

À titre d’exemple en ce qui concernait la pandémie, esclave calliopée n’avait rien d’autre à savoir sur le sujet à part que je lui interdisais le vaccin. Avoir vent des différentes informations concernant cette maladie, j’ai décidé que c’était le soucis des personnes libres qui devraient au moment venu faire avec leur conscience leurs propres choix sur ce sujet.

J’estime simplement que mon esclave n’a pas à se dédier à autre chose que de me servir. Or, dans me servir, il ne rentre pas en ligne de compte qu’elle se renseigne sur ce qui – dans sa condition – ne lui est d’aucune utilité. Je l’isole de ce qui divise et rend malheureux et c’est à mon sens une de mes responsabilités si je ne veux pas que sa servitude s’en trouve troublée.

Quel prétendu Maître rêve que Son esclave soit parasitée par les misères du Monde et par ce biais, d’être moins bien servi et ne pas posséder une esclave en paix ?

Dans mon précédent article relevant également de champs de pouvoir (cf. Gestion des relations), j’avais déjà énoncé tout l’intérêt que j’avais de préserver sa servitude de toutes les inquiétudes et médiocrités qui ne la regardent pas. En ce sens, j’ai également interrompu ses études universitaires qui la rendaient moins disponible et étaient une source puissante d’anxiété. Son service n’en est sorti que plus paisible et grandi.

Cela soulève un point important. Si esclave calliopée n’a pas la liberté de s’informer sur les détresses du Monde, a-t-elle le droit de s’instruire sur d’autres sujets ? Ce à quoi je réponds : bien sûr, elle a même ordre de s’instruire ! Je me refuse de posséder une esclave limitée ou autre coquille vide du genre.

Certaines choses du Monde sont d’une grande beauté et je ne conçois pas lui interdire la connaissance de celles-ci. Ainsi, j’ai à cœur que cette belle esclave maîtrise certains arts – autres que ceux du corps – pour me servir, par le biais notamment d’un programme culturel que je lui impose et qui fera peut-être l’objet d’un article, voire plusieurs.

esclave calliopée n’a pas à s’infliger les angoisses du Monde, Je suis son Monde et il est dans sa nature de ne fleurir qu’au service du Maître.

Gestion des relations

En tant que Propriétaire d’esclave calliopée, j’exerce un pouvoir absolu sur elle. Une relation « hiérarchique » où n’est exercé qu’un pouvoir partiel et limité ne m’intéresse pas. Une relation avec une soumission fragmentaire impliquerait qu’esclave calliopée soit de condition libre.

Impensable, car avoir pleine autorité sur cette belle esclave est une évidence. Il est dans sa nature d’être de condition non-libre pour moi. Son esclavage étant entier et péremptoire, j’ai tout le loisir de disposer d’elle comme je l’entends.

Son asservissement a pour effet qu’elle n’a aucun pouvoir décisionnel sur sa vie. La faculté naturelle de choisir lui est défendue et, au bout de quatre années de dressage, totalement étrangère.

N’ayant plus la liberté de choisir pour elle-même, j’ai la gestion de tous les aspects de sa vie, allant de son apparence jusqu’aux finances et bien d’autres domaines qui feront l’objet de prochains articles. Aujourd’hui, j’évoque la gestion des relations.

Attention. Il ne s’agit pas d’un manuel pratique. Les modalités concernant la gestion des relations d’esclave calliopée me sont propres. Avant de vous affoler, gardez à l’esprit que je suis le Propriétaire d’une fabuleuse esclave et que j’en dispose comme je l’entends. Cela ne vous a jamais été dissimulé, alors que mes décisions vous effraient m’indiffère.

Une gestion aboutie des relations comprend à mon sens la gestion de toutes les relations peu importe leur nature, comprenant ainsi les relations familiales. C’était une évidence d’avoir esclave calliopée à demeure avant d’exiger quoique ce soit sur ce point. Lorsqu’elle a emménagé, je l’ai dépourvue de toute relation qui m’incommodait.

Gérer ses fréquentations lorsqu’elle était à la faculté était très simple. D’une nature réservée, esclave calliopée n’avait que très peu d’échanges sociaux. Plusieurs fois, je l’ai forcée à aller vers les autres. Il est important de signaler qu’en tant que Propriétaire, gérer les relations d’un esclave n’est pas que les interdire, mais aussi les encourager – ou les imposer.

N/notre petite exposition a eu pour conséquence que l’O/on soit beaucoup plus sollicités qu’avant. Je me réjouissais de la voir interagir avec le monde, mais j’ai très vite constaté les premiers effets désagréables – et addictifs – des écrans sur elle. Cela, cumulé à la malveillance de ceux qui ne comprendront jamais ce que N/nous vivons m’a mené à prendre des décisions radicales. J’ai considérablement réglementé son rapport aux autres.

J’ai en premier lieu ordonné à esclave calliopée il y a plusieurs semaines de restreindre certaines conversations qui étaient trop présentes à mon goût. À ce jour, esclave calliopée n’adresse plus la parole à qui que ce soit sans mon accord et n’a plus aucune liberté sur ses réponses qui sont lues, approuvées ou modifiées par moi-même, même dans ses échanges « privés ».

J’ai interrompu les trois quarts de ses relations sociales ces dernières semaines, lui ordonnant de privilégier certaines relations amicales, naissantes ou existantes tenant sur les doigts d’une main. Il est clair que les enclins à la jalousie, les fanatiques et les esprits limités n’ont jamais mérité sa présence.

La qualité avant la quantité.

J’ai à cœur de l’isoler de tout ce qui pourrait parasiter sa servitude et suis dans mon bon droit en tant que Maître de cette splendide esclave de l’isoler complètement ou d’au contraire la socialiser à l’extrême. Dans les deux cas, elle me sera reconnaissante de l’asservir car cet isolement la reconnecte à la seule chose dont l’esclave accomplie qu’elle est a besoin : la satisfaction du Maître.

Porter Mes chaînes

Au pire de la paraphrase, au mieux un complément spontané du texte d’esclave calliopée (spontané également que j’ai partagé sur le blog) titré Porter Ses chaînes.

Malade depuis plusieurs jours, je fus dépourvu de la force de l’entretenir quotidiennement. À croire que même dans le sud, il commence à faire froid. Qu’importe à vrai dire car N/nous ne souhaitons pas y rester. Néanmoins, je l’ai giflée plus souvent pour mon plus grand plaisir alors qu’elle hait ça. Peu fatiguant, pleurs intéressants.

Toute l’après-midi d’hier – après le déjeuner et qu’elle m’ai servi le thé comme elle a été dressée à le faire – j’ai décidé d’attacher mon esclave les pieds joints à la table basse, à un mètre de distance, pour le plaisir des yeux. Ce long kimono lui va vraiment bien. À défaut qu’elle porte en totalité la parure d’esclave que j’ai choisi pour elle (car chaque ajout compte et je veux en profiter), je suis heureux de la voir porter Mes chaînes.

esclave calliopée les porte car je dispose d’elle totalement et que je l’en juge digne. Il ne s’agit alors pas d’une mesure punitive. Je n’attache pas cette esclave par colère, déception ou que sais-je encore et je trouve que ça a le mérite d’être dit et clarifié. Je l’attache car elle m’inspire.

Une punition est issue d’un manque, d’une faute. Je n’aime pas la punir mais je le fais quand c’est nécessaire, ça fait partie de son dressage et c’est inévitable lorsque le Maître exige l’excellence. Heureusement, elle est au bout de quatre années parfaitement dressée, petite chose rare. J’aime aussi la battre pour mon plaisir, mais je n’ai aucune raison « d’attendre » qu’elle commette une faute (et que par ce biais elle me déçoive) pour le faire. La punition doit demeurer ce qu’elle est dans son dressage, c’est-à-dire garder sa qualité d’expiation.

Le reste n’est « que » service, chose bien distincte de la punition dans N/notre relation car il est constant. Quand je la bats pour mon désir, elle n’est pas en pénitence mais dans l’expression de sa servitude. Alors, quand j’exige qu’elle soit enchaînée, elle l’est. Il est dans sa nature d’être en faveur de Mes chaînes.

Et elle est restée ainsi plusieurs heures à écrire et se réciter. Je levais parfois les yeux de mon écran pour la regarder. La plupart du temps, elle me regardait déjà. esclave calliopée ne bougeait pas et était silencieuse, pourtant elle ne faisait pas cela par plaisir mais parce que c’est ce que j’attendais d’elle.

Hier, je N/nous ai rigoureusement étudiés et j’en ai conclu que n’est pas esclave ou Propriétaire qui veut. Le fait est que beaucoup se seraient ennuyés à sa place. Or, l’attente du Maître ou d’une tâche de Celui-ci fait partie de la vie en servitude permanente et aboutie comme je la conçois.

J’avoue avoir toujours été embarrassé des personnes ne sachant pas quoi faire de leur « esclave » (encore plus quand ils viennent N/nous demander ce qu’ils sont censés en faire). Ce n’est à vrai dire pas étonnant dans une ère où on court après les titres et non le bonheur de vivre dans sa nature.

Je suis profondément heureux et fier que cette esclave ait toujours à faire, surtout si ça comprend de m’attendre aussi religieusement. Lorsque je me suis approché d’elle, elle m’a supplié de l’utiliser. J’aime la gratitude et la volonté de me plaire dans son regard.

L’Avant-vœux (et un peu de l’Après)

esclave calliopée a présenté le 19 septembre 2021 ses vœux d’une appartenance totale et définitive à mes pieds durant la quatrième année de relation. Elle a pour moi toujours été mon esclave, mais j’ai préféré attendre que sa servitude soit aboutie avant de l’officialiser (et le célébrer). N’ayant pas considéré les cycles de noviciat et de maturité pour N/notre relation, force est néanmoins de constater que Rome ne s’est pas faite en un jour et que, ça y est, désormais je la juge accomplie.

Dès N/nos premiers échanges, elle a confié que mes chances d’être exaucé étaient minces et s’est décrite comme inapte et terrain infertile à la servitude comme je l’entendais. Cette belle esclave ne me connaissait qu’à travers mes mots et non mes actes, Dieu sait à quel point les actes manquent souvent alors je ne lui en ai pas tenu rigueur.

J’avais décelé (malgré tout ce qu’elle me disait) en elle une grande aptitude à me servir. Alors persuadée que toute cette indépendance dont elle avait joui et qu’elle chérissait tant allait être un frein à sa bonne volonté, je me réjouissais. J’étais heureux de cette autonomie et liberté qu’elle avait pu expérimenter : on ne peut donner un contrôle que nous n’avons jamais eu. Si elle n’avait pas pu faire l’expérience de la gestion de ses propres finances, de sa vie dans son petit appartement (un adorable petit cagibi), de ses études supérieures et tutti quanti, le pouvoir qu’elle m’aurait donné s’en serait retrouvé amoindri, voire inexistant. Pour qu’elle porte mon collier, il fallait qu’elle ait été libre et qu’elle l’ait expérimentée, cette liberté.

Je l’ai cueillie maîtresse d’elle-même (du moins autant qu’on peut l’être à 19 ans), la rendant ainsi terriblement disponible pour qu’elle fleurisse asservie à Mes pieds. La première année fut dédiée à ses études supérieures qu’elle avait entamées avant de m’appartenir. Je n’avais aucun contrôle sur ses fréquentations, ses choix d’études, les grands choix de vie et autres coquetteries importantes dans la vie d’un être humain. O/on s’apprivoisait.

Qui voyage loin ménage sa monture

esclave calliopée m’a rejoint dans le Sud durant la deuxième année pour qu’O/on s’installe ensemble. Je faisais avant cela le trajet de 700 kilomètres presque tous les week-ends pour la voir et ce n’est pas ainsi qu’on construit à mon sens une relation Maître/esclave.

Je lui ai laissé le choix de me rejoindre, car au bout d’un an et demi elle l’avait encore. Le 06 juillet 2019, je l’ai renommée à ma convenance, elle s’appellera calliopée et je veillerai à ce que ça devienne son identité civile. Le 07 septembre 2019, elle était à demeure et avait quitté amis et famille, ayant fait également tout un tas de paperasse pour faire un transfert de son ancienne université à une autre. J’ai acquis à ce moment-là le contrôle des fréquentations autant amicales que familiales, j’ai à l’occasion fait le tri de celles qui m’incommodaient afin qu’elle ne soit pas parasitée dans son service à demeure. Le deuil de « la vie d’avant » a pu commencer au profit de « la vie de maintenant, chez Maître ».

C’est lorsqu’elle fut Mienne à demeure que je me suis employé à l’éduquer afin qu’elle me serve de la manière la plus achevée, c’est-à-dire celle qui me convient, pas celle qu’on trouve chez les autres, ni celle qui s’apprend dans les livres. Les premiers rituels et protocoles ont alors pris leur place : celui du lever, celui du coucher, du service du repas et du thé, du bain, de l’entretien et un tas d’autres éléments venant nourrir la relation qui ne regardent que N/nous et dont je ne donnerai pas le détail dans cet article-ci.

Le lien qui était déjà constant devait désormais être nourri. Son dressage a pris du temps, principalement car il a fallu en premier lieu concilier faculté et servitude. Lors de la pandémie, les progrès furent plus que notables. Cette progression est principalement ce qui m’a poussé à la défaire de ses contraintes universitaires en cette quatrième année, un article d’esclave calliopée à ce sujet est prévu. Je me suis montré patient sur ce point, mais il était clair qu’à terme elle serait à demeure en permanence.

J’avais également quelques exigences avant de lui ordonner qu’elle prononce ses vœux. D’abord, qu’elle ai connaissance de tout ce qu’implique une vie de servitude à Mes pieds. Ensuite (et c’est la partie la plus longue lorsqu’on ne permet pas la médiocrité), qu’elle occupe pleinement la place pour laquelle désormais elle vit. C’est-à-dire que son dressage soit achevé (attention, je n’ai jamais dit que son dressage avait une fin, juste qu’il a acquis un niveau que je qualifie d’excellence). J’exerçais un pouvoir absolu bien avant les vœux de mon esclave, mais pour moi, ça devait également comprendre une valeur temporelle. Se projeter à la place d’esclave, l’être et l’être et y rester dans le temps sont à mon sens trois choses distinctes. Je l’ai dressée à ma convenance et ce n’est qu’après ce dressage et conditionnement très précis (et finalement impérissable) que je lui ai ordonné d’écrire ses vœux.

L’Après

Qu’est-ce que les vœux ont changé ? La réponse est finalement très simple et ne nécessite pas de faire un nouvel article.

N/nos vœux sont venus célébrer ce qui existait déjà : Moi, Propriétaire de cette belle esclave, et elle, totalement asservie qui renonce pour toujours à se rétracter. Je lui ai ordonné de consentir une ultime fois à une date aléatoire.

Si ses vœux avaient changé beaucoup de choses, ça aurait à mon sens témoigné d’une faille car je n’ai ni attendu ses vœux pour faire ce que je voulais d’elle, ni attendu qu’elle ait son statut de propriété « officialisé » par un matricule d’esclave qui n’a aucune valeur légale.

Comme elle l’a très bien dit dans un précédent article, je préfère être de ceux qui font les choses au lieu de les prédire et de voir si elles se produisent. Cette cérémonie a marqué le début du port de sa parure d’esclave et a enclenché le projet de marquages permanents. Mais une fois encore, il ne s’agit que de la continuité naturelle des choses.

C’est ainsi parce qu’esclave calliopée a éclos et ne fanera jamais. Il est dans sa nature de m’être asservie et dans la mienne de la posséder. J’ai été béni d’un cadeau des Cieux le jeudi 26 avril 2018.

Mes ambitions (ou nécessités) pour esclave calliopée

N’étant pas adepte des jeux de rôles et autres fantaisies, la liste peut s’avérer très terre à terre, mais force est d’avouer qu’elle n’a pas vocation à rassasier qui que ce soit d’autre que moi-même.

Voici donc, mon recueil d’ambitions ou nécessités (non-exhaustif et volontairement fragmenté) à vivre avec esclave calliopée. La liste n’est pas classée par ordre de préférence, sauf pour le premier.
Bonne lecture.

  • Épouser esclave calliopée
  • Parer mon esclave de bijoux d’appartenance vissés. Il lui manque les poignets et les chevilles, dons de mécènes bienvenus
  • Tatouer ma propriété, indépendamment de son accord
  • Vivre toute ma vie avec mon esclave, épanouie dans sa servitude (j’estime avoir le droit de souhaiter conserver une esclave bien dressée et heureuse)
  • Faire un enfant (promis, je m’arrêterai peut-être à 8) à esclave calliopée, lui dire qu’elle est belle (car elle le sera) même avec un corps usé par la Vie et sa création
  • Explorer avec plus d’ardeur les jeux de couteaux
  • Vivre plusieurs jours par an sur un Voilier et y dresser intensément esclave calliopée, être coupés du Monde et y parfaire son dressage, avec l’attente qu’elle relate cette expérience particulière (puis il y a sur un voilier de nombreux points d’attache. Je n’en dirai pas plus, ça a vocation à être vécu et non fantasmé)
  • La forcer plus régulièrement à jouir contre ma chaussure, même si ça abîme le cuir
  • Prendre des bains, ensemble (ce qui n’arrive plus depuis que N/nous avons une trop petite baignoire) à défaut, je la regarde tenir la serviette de bain sur le tapis. Je veux lui mettre la tête dans l’eau, la remonter quand elle est à bout de souffle et accueillir le doux son de ses supplications à mes oreilles
  • Faire faire une cage sur mesure pour elle sous mon bureau à la maison et lui faire passer des après-midi entier à ma disposition, enfermée (dons de mécè…)
  • La restreindre complètement pendant plusieurs jours, qu’elle se récite si elle s’ennuie
  • Que son épanouissement culturel ne cesse de grandir et de s’accomplir, que ça continue de nourrir son dressage. (esclave calliopée a ordre de s’instruire et si c’était l’inverse qui lui était ordonné, ça ne changerait rien au fait qu’elle obéirait)
  • Qu’elle joue des aires de piano pendant des heures pour mon bon plaisir jusqu’à temps qu’elle en ai des crampes dans les mains, la battre à chaque erreur (erreurs qui devraient alors se multiplier, connaissant sa prédisposition anxieuse)
  • L’attacher toute une après-midi en croix au sol et lui verser de la bougie sur le corps quand je passe par là, qu’elle remercie avec l’humilité que je lui connais et que je retourne à mes occupations, qu’elle quémande mon attention
  • La sortir de la cage, uniquement pour l’utiliser sexuellement et l’y remettre quand j’en ai fini, la visiter plusieurs fois par jour jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus
  • L’attacher à une fuck machine jusqu’à qu’elle supplie que ça s’arrête, ça devrait être un régal pour mes yeux que de contempler sa détresse d’asexuelle
  • Développer la forniphilie, qu’elle serve plus régulièrement de table lors de N/notre rituel du petit-déjeuner, qu’elle serve aussi de statue décorative lors d’évènements ou des après-midi entières dans mon bureau, car j’aime le plaisir des yeux

Il ne s’agit ni d’une recette du bonheur, ni d’une liste à reproduire (car aux dernières nouvelles, vous ne pourrez pas épouser esclave calliopée). Vos ambitions doivent vous être propres, et c’est ce qui en fera les meilleurs. J’ai laissé la possibilité (oui, ça arrive) à esclave calliopée de faire une liste également. Cette dernière m’a signalé qu’elle ne se sentait pas d’établir une liste de plaisirs égoïstes quand le seul qui lui importe est le mien. Je fus agréablement surpris et fier de mon esclave. La version publique de mon petit recueil d’ambitions s’achève ici.

Le temps est bon

Ça a eu lieu à côté d’un banc en pierre, un endroit paisible. Il y avait un balcon qui surplombait le jardin. Je chéris encore chacune des secondes passées à consacrer ce lien qui N/nous unit. Moi sur pied, elle sur son coussin en velours violet, N/nous. Les vœux de mon esclave m’ont profondément touché. Je me suis rarement senti aussi ému par des mots les uns derrières les autres.

Je suis heureux et comblé de l’avoir asservie à mes pieds. Je me lève chaque matin depuis ces derniers jours avec un regard sur sa nuque habillée du collier or que j’ai choisi pour elle. esclave calliopée se récite au réveil et c’est à chaque fois comme si je n’avais jamais rien vu d’aussi beau. Aujourd’hui, je l’ai entendue chantonner durant ses corvées.

Je pensais que N/nos vœux ne changeraient rien. C’est une évidence qu’elle était déjà mienne pour l’éternité. Pourtant, acter les choses et les célébrer les ont cristallisées.

Le temps est bon, le ciel est bleu, esclave calliopée a présenté ses vœux.

Une sœur pour esclave calliopée

Un bref billet nocturne, il y en aura d’autre. La question demeure presque légitime à l’heure où les relations non-exclusives sont à la mode, que ce soit par égoïsme ou par réelle envie de liens multiples. Je n’éprouve par ailleurs aucune animosité face aux relations non-exclusives, esclave calliopée dit souvent que mieux vaut une non-monogamie heureuse qu’une monogamie subie.

En ce qui me concerne, je ne souhaite pas de sœur de servitude pour cette esclave, ni être dans une relation avec une autre personne qu’elle. N’en déplaise, je suis amoureux et j’ai la prétention d’affirmer à 30 ans être entièrement comblé par mon esclave. Je l’aime sincèrement et n’ai pas d’autre besoin que d’être servi par ma propriété. Que ma monogamie soit culturelle ou intégrée m’indiffère, car je ne subi pas (à l’inverse d’une grande partie du Monde) mon exclusivité. Je suis heureux et il est pour moi impossible d’envisager de posséder plusieurs esclaves, prenant très au sérieux les responsabilités qui m’incombent en possédant esclave calliopée comme je l’entends : totalement.

S’il y a bien une chose qui demeure inchangée que l’on soit monogame ou non, c’est la gestion du temps. Le temps que je prendrais à dresser une autre, c’est du temps que j’enlèverais à la dresser elle. Je n’en ai nullement envie, sans prendre en compte qu’esclave calliopée est parfaitement dressée pour mes besoins. Quel Propriétaire possédant totalement son esclave souhaiterait scinder son temps ainsi ? Je n’ai nulle envie de posséder partiellement et c’est ce que cela impliquerait. En ayant une autre esclave, je ferais de la seconde une malheureuse, novice et délaissée, et non une esclave accomplie et aimée comme l’est esclave calliopée.

La réelle question est alors la suivante : pourquoi vouloir « plus » quand ça m’apportera moins à l’heure où elle écrit ses vœux pour m’appartenir définitivement ?