Jamais deux sans trois

Je partage la troisième vidéo de ma merveilleuse propriété ici la Lumière qui réfléchit naturellement sur moi, une lecture non-exhaustive de son article 1461 jours. Les sous-titres sont intégrés car c’est quelque chose qui me tient à cœur, en français et dans un anglais approximatif.

esclave calliopée a tourné les images lorsqu’elle était seule (cf. Absence de Maître : journal de bord de la dépendance). À leur vue, la phrase loin de Vos pieds, je ne peux que faner pris tout son sens.

Essai sur le Service

Un essai bancal et fragmentaire, insignifiant pour certains, probablement plus un commentaire qu’un véritable essai d’ailleurs, qui saura peut-être mettre un peu de joie dans le cœur de ceux qui comprendront et trouveront là une vision similaire (ou simplement un angle complémentaire) à la leur, dépourvue d’idéalisation et encline à la réalité.

Définir le service peut s’avérer être une tâche de grande ampleur et décourageante (surtout si l’on souhaite aller dans le détail et lister toutes les manières dont il peut s’exprimer) et à la fois une tâche si simple quand on cherche à le définir dans son ensemble. J’ai des ambitions bien plus modestes pour ce billet.

Pour ma part, j’ai beaucoup plus de facilités à dire ce que les choses ne sont pas (cf. Ce ménage rétro) pour énoncer ce qu’elles sont. Ceci n’est qu’un essai sur le Service, au pire un mélange de bonnes traductions et quelques commentaires dont je ne peux promettre une grande qualité éducative, néanmoins ils auront le mérite d’être en alignement avec la manière dont N/nous vivons.


J’aimerais m’appuyer sur quelques citations du livre Real Service, co-écrit par Raven Kaldera et sa propriété Joshua Tenpenny. Un livre que je recommande fortement aux personnes dans des relations axées sur le service et/ou celles qui s’y intéressent.

Dans le premier chapitre Figuring Out Service ou Comprendre le Service en français, prennent place les Règles de Service de Joshua après une courte page portant sur le service porn et le fétichisme du majordome, qui ne peuvent être grand chose d’autre que des fantaisies passagères dans le monde réel pour la plupart des individus. Ce qui, en soit, n’est pas un véritable problème le temps que la réalité importe peu dans la dynamique, de ce fait généralement non permanente (hormis si l’on fait les sacrifices nécessaires afin de posséder un esclave/domestique à demeure en permanence).

Pour cet essai sur le Service, je vais m’appuyer sur la Première règle de Service (de Joshua), sûrement en vigueur (peu importe si de manière explicite ou non) dans toute relation durable axée sur le service.

« If the master doesn’t want it, it isn’t service »

KALDERA Raven et TENPENNY Joshua, 10 août 2011, Real Service – règle 1 sur 4, Alfred Press, Massachusetts, page 9.

Si le Maître ne le veut pas, ce n’est pas du service. Even if… – même si.

Ce n’est pas du service, même si vous le faites pour eux et qu’ils vous en seront possiblement reconnaissants plus tard, même si vous pensez que c’est ce qui lui plairait, même si cela doit être fait, même si, même si…

Faire le ménage est nécessaire pour qu’une maison ne soit pas sale, ça ne veut pas dire pour autant que c’est du service. Ça l’est si le Propriétaire a l’attente d’une maison entretenue par sa propriété.

Car si le Maître ne le veut pas, ce n’est simplement pas du service.

À partir de là, la liste de ce qui n’est pas du service peut s’avérer assez longue et mène à la conclusion suivante : toute action peut-être du service dès lors que le Propriétaire désire cette action de la part de sa propriété.

Et en ce sens, si le Propriétaire veut se montrer peu ou particulièrement exigeant, avec peu ou d’énormes attentes, c’est ainsi et celui qui sert se doit de l’accepter, car le « service » imposé par la partie servante ne peut en être et nuira tôt ou tard gravement à la relation. À savoir qu’une relation hiérarchique peut avoir plusieurs orientations sans nécessairement être orientée sur le service, mais qu’une axée ainsi demande beaucoup de temps, d’aménagements et d’engagements doubles en fonction des attentes du Propriétaire.

À mon sens, l’esclave doit adhérer à la vision du service (et de la servitude) de son Propriétaire et potentiellement mettre son idée du service de côté pour épouser la seule qui compte, c’est-à-dire celle de celui qui est servi. Pas celle qui correspond à ce qui est communément défini comme service en fonction de sa position hiérarchique, ni celle que se font les autres. Uniquement celle qui se base sur les désirs du Propriétaire compte.

Chaque relation axée sur le service ne peut qu’être profondément différente d’une à l’autre, chaque Propriétaire ayant des besoins et attentes qui lui sont propres.

Je ne partage pas vraiment l’idée qu’un real service le soit lorsqu’il est négocié ou enclin aux compromis et ai énormément de difficultés à y voir une transaction. J’y vois une (totale, dans le cas de ce ménage) mise à disposition où seul le désir (non-fantasmé) du Propriétaire entre en ligne de compte. Ici, c’est ma volonté et l’obéissance d’esclave calliopée (la réponse à cette volonté) qui vient créer ce que je considère être le service.

« While acquiescence may seem like a favor to bright-eyed meaning servant, in the end it is no favor. Honesty is the best option »

KALDERA Raven et TENPENNY Joshua, 10 août 2011, Real Service – règle 1 sur 4, Alfred Press, Massachusetts, page 10.

Alors que l’acquiescement peut paraître comme une faveur aux yeux du serviteur, en finalité ce n’est pas une faveur. L’honnêteté est la [votre] meilleure option.

Dans N/notre relation, je ne peux feindre d’être satisfait par le service de mon esclave si je ne le suis pas. Même par compassion pour ses efforts ou par sentiments amoureux. Car ça ne rendra pas son service réel. Et surtout, ça ne rendra pas ma merveilleuse propriété meilleure. Ça ne serait que malhonnête et viendrait détruire toute possibilité d’amélioration. Mes exigences sont mon langage d’amour et j’en juge esclave calliopée digne et capable.


Une histoire de réalité.
Toute propriété peut être amenée à mal faire les choses et chaque Propriétaire possède son seuil de tolérance vis-à-vis de cela, à savoir qu’un pouce mal placé sur un verre embrassé puis tendu dépasse déjà le mien en ce qui concerne cette maison.

Une histoire d’honnêteté.
Il m’est normal de signifier à ma propriété si elle se trouve dans la maladresse, l’erreur comme dans l’excellence ainsi que lorsqu’elle s’éloigne de la ligne que je lui ai soigneusement tracée.

Une histoire de confiance.
Je ne crains pas ses émotions vis-à-vis de mes critiques car j’ai confiance en elle et je la connais parfaitement. Cette belle esclave a épousé ma vision du service et a connaissance de mes exigences.

Une histoire d’humilité.
Recevoir les critiques du Maître peut mettre les nerfs à rude épreuve, surtout quand la propriété pensait avoir bien fait. Le mépris n’a aucunement sa place dans le service (cf. règle numéro 2) – et ici tout court.

Une histoire de respect.
Laisser sa propriété dans l’erreur est un poison et la maintenir ainsi est dangereux. Ici, le temps terrestre est précieux et ma propriété l’a mis à mon service. Mes éloges se doivent d’être réelles, comme tous mes jugements.

Une histoire de hiérarchie.
En tant que Propriétaire, si j’accepte pour une quelconque raison ce que je ne juge pas acceptable, je ne dirige plus la relation.

Et mon tout une histoire de constance.


Les ressources pour cet article (et quelques autres complémentaires, notamment sur les différentes expressions du service) :

HannahTheScribe (3 articles)
« Control/Service-Oriented and Anticipatory/Reactive Service » ; « Learning in Anticipatory Service, and Some Advice » ; « Invisible Anticipatory Service, Setting Your Own Recurring Tasks, and Some Advice »

Joshua Tenpenny, Raven Kaldera, Real Service

Tequilarose, « Service Submission : Reactive and Proactive Service : What’s the Difference? »

Ce ménage rétro

La dénomination de ce ménage est volontaire et importante. Je ne prétends pas détenir le fonctionnement de tous les ménages rétros existants. Néanmoins, tout comme pour L’éternelle question concernant le modèle relationnel Propriétaire/propriété, je m’estime en mesure d’apporter une réponse qui m’est propre. Ne vous sentez pas offensé par la manière dont ce ménage fonctionne, cela le concerne uniquement et vous n’en faites pas partie.

À ce sujet, rassurez-vous, je ne compte pas remplir le blog de contenu éducatif, ne détenant toujours pas la bonne parole mais une parole parmi tant d’autres. J’estime que ce type de contenu (théorique, de surface) ne N/nous correspond pas, ayant une nette préférence pour le cœur des choses. Je pense qu’un billet de ce type par an est une allure raisonnable, la catégorie Bibliothèque s’en trouvera moins pauvre,


J’utilise le terme de rétro pour dire qui imite un style démodé assez récent – généralement en référence à la première moitié du XXème (Le Robert), même si ce ménage n’a pas la recherche d’imiter quoi que ce soit mais s’est plutôt retrouvé par le hasard des choses ou les Lois naturelles en adéquation avec ce terme. Je le préfère grandement à 1950s household (ménage des années 1950) pour définir ce que N/nous vivons, pour plusieurs raisons évoquées quelques lignes plus loin.

Ce ménage se caractérise en premier lieu par une domination conjugale où je suis en ma qualité d’homme Possesseur de la femme que j’ai choisi, qui m’a été dédiée et que j’affectionne. Par essence dans ce ménage, je suis le seul à même de diriger le foyer, c’est-à-dire que je prends toutes les décisions (sans exceptions) et que ma propriété s’y plie. Il me semble être le moment opportun pour remémorer qu’aux grands pouvoirs riment les grandes responsabilités, et que si être Propriétaire d’une esclave n’est pas à prendre à la légère, être le Chef d’un foyer non plus.

Il s’exprime par une sorte de retour à certaines traditions, anciennes pour certains, à combattre pour d’autres, actuelles pour ce ménage. Je ne me suis jamais proclamé théologien, historien à mon échelle me suffisant amplement. La Bible est sujette à de multiples interprétations et celles que j’ai des Écritures et des Lois naturelles sont les valeurs de ce ménage.

Être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. (Tite 2:5)

Ce ménage contraste avec la vision moderne du couple par l’expression d’une discipline domestique religieuse où il est naturel que je dispose de l’autorité sur ma propriété (ou – future – épouse, comme vous préférez car ils sont dans ce ménage des synonymes). Entre autres, ce ménage est monogame, profondément hiérarchique et recentre/re-sacralise le masculin et féminin qui au-delà de la porte de ce ménage s’estompent.

Beaucoup de domaines, d’occupations et d’actions dans ce ménage sont ainsi essentiellement masculin ou féminin, même si parfois ils se juxtaposent de par la relation (axée sur le service) que N/nous vivons.

Listes non-exhaustives de quelques exemples/mots-clés désordonnés et aléatoires de ce qui est masculin dans ce ménage : bricolage, conduire, avoir des possessions, l’actualité, la défense, la politique (l’avis, le vote), l’autorité, la carrière, Chef du foyer (et spirituel), la gestion des finances, la boisson… ; et de mots-clés/talents féminins (que j’entretiens en tant que Propriétaire) dans ce ménage : arts ménagers et domestiques, la compagnie (plaisante), trophée du Mari, femme au foyer, la couture, la retenue, l’humilité, l’obéissance…

Certains thèmes (à différents degrés et sous différentes formes) demeurent du registre masculin et féminin dans ce ménage, comme l’éducation, car j’attends de mon esclave un niveau d’instruction conséquent en ce qui concerne les Arts. Mais il y a aussi la Force, la religion, l’Amour… Et Dieu sait que l’Amour a tellement de manière de s’exprimer.

Le Divin N/nous a bâtis différemment afin de N/nous rendre unis et parfaitement complémentaires.


Je n’ai aucun avis (positif ou négatif) à émettre sur les ménages rétros dits inversés (dirigés par des femmes, ménages homosexuels ou autres), je trouve néanmoins qu’il s’agit d’un fonctionnement enclin à des valeurs modernes (et qu’il n’est pas à combattre pour autant, avant que l’on me prête ces intentions).

Au propos du 1950s household, il s’agit à mes yeux du fétichisme d’une époque généralement très axé sur sa présumée esthétique répondant à un processus de glamourisation des années 1950.

Ce n’est pas la posture de ce ménage, qui revendique « seulement » faire preuve d’une hiérarchie poussée où il est dans la nature de la – future – épouse d’appartenir et dans la nature du Mari de posséder. Ce n’est ni un jeu, ni un processus de reproduction, tout au plus une affinité affirmée avec des dynamiques de pouvoir provenant d’un schéma ancien.

Même si j’apprécie le charme des reconstitutions, elles demeurent des fantaisies. J’accorde des similitudes, mais je ne peux construire une relation réelle sur le fétichisme d’une époque que je n’ai pas connue.

Je me trouve également en désaccord avec l’attitude surconsommatrice de ces années (notamment en terme d’électronique pour faciliter la vie des ménagères). Le labeur et les vêtements humbles vont au teint de ma propriété, et ce même si sa toilette de sortie se révèle coquette et que la quotidienne demeure soignée et en adéquation avec des goûts non-modernes.


Ce ménage ne répond ni à l’idéalisation d’une époque, ni à un pli visuel, mais reflette des valeurs religieuses/traditionnelles contrastant avec d’autres. Finalement, il se trouve bien ordinaire, l’ordinaire étant une question d’usage.

Conclusion de la conclusion

Le dernier article d’esclave calliopée Absence de Maître : journal de la dépendance ne saurait être complet si je n’apportais pas un retour sur celui-ci. Il est au pire un exercice de paraphrase, au mieux une conclusion de la conclusion.

Le premier retour à faire est que j’ai été peiné de me replonger par leur lecture dans les affres et tourments de mon esclave, même si en toute connaissance de cause. Le second est que (malgré tout) si j’avais la possibilité d’annuler cela, je n’y changerais rien. C’était un sacrifice temporaire pour N/nous assurer une stabilité financière. N/nous ne sommes pas installés définitivement mais avons quitté (je l’espère) définitivement le sud de la France. Les Pays-de-la-Loire ne seront normalement qu’une étape avant un nouvel emménagement plus permanent. Je confesse ne pas être contre que ça s’éternise.

Ne me rassasiant pas de la servitude fragmentaire d’une esclave s’adonnant à une activité salariée hors de la maison (je veillerai à ce qu’esclave calliopée écrive à ce sujet), cela fait partie de mes responsabilités en tant que Propriétaire de subvenir à N/nos besoins sur le plan financier. J’ai dû m’absenter pour chercher (et trouver) du travail là où il y en avait. Depuis les trois années de cette esclave à demeure, je ne m’étais pas absenté (en tout et pour tout) plus de six nuits.

J’ai rencontré plusieurs difficultés en tant que Propriétaire de cette belle esclave. Certaines relèvent de l’évidence lorsqu’on est humain tandis que d’autres sont plus subtiles. J’ai premièrement dû gérer le manque que j’avais d’elle pour gérer celui qu’elle avait de moi avec empathie. Mon nouveau travail m’a considérablement aidé car j’aime travailler quand le travail a du sens. J’avais l’échappatoire du travail, un privilège dont à mes pieds elle ne dispose plus.

N/notre relation étant imbriquée de telle manière que l’un sans l’autre N/notre qualité de vie ne peut que décroître, esclave calliopée faisait état par moments d’une détresse écrasante. J’ai dû parfois me rendre à l’évidence que je ne pouvais d’aussi loin la panser avec un appel téléphonique. La technologie ne fait qu’accroître le sentiment de solitude.

En son absence matérielle dans mon quotidien, j’ai dû lâcher prise sur l’idée du service tel que je l’exige à demeure et me montrer flexible sur certains champs de pouvoir (comme les finances en lui laissant une carte bancaire). J’ai dû aménager son emploi du temps en conséquence : les tâches ménagères demeuraient tandis que le service sexuel à distance ne m’intéressait que très peu (même si j’ai usé d’elle comme je l’entendais avec N/nos moyens).

À ma grande surprise, elle a commencé lors de cette période à réaliser ses premières feuilles de calcul. J’ai étendu leur utilisation aux différentes corvées quotidiennes et hebdomadaires et me réjouis de ce système facilitant l’organisation et les rapports de tâches. J’ai (entre autres) principalement donné des directives strictes sur l’hygiène de vie et l’instruction (piano, écriture, lecture, prière…). Je ne voulais pas retrouver cette propriété abîmée, alors j’ai œuvré à la conserver en bonne santé pour qu’il n’y ai pas une période de soin trop longue lors de N/nos retrouvailles.

Gérer ses émotions (les moins volatiles) a été extrêmement difficile sans pouvoir la tenir. Les angoisses ont ce don de l’enfermer en elle-même, la peur l’isole et prend toute la place. Il n’y a plus qu’elle et cette esclave n’est plus capable de m’entendre. J’écoute, je répète inlassablement les mêmes mots pour qu’elle en entende peut-être la moitié d’un sur trois, j’attends, je réécoute, je répète encore, peut-être qu’elle en a entendu un entier cette fois-là, puis O/on avance à petits pas durant de très longues minutes… ainsi vont les troubles anxieux qui sèment le chaos dans le mental jusqu’a se répercuter par l’épuisement du corps.

Si je devais réitérer cette expérience dans le cadre de son dressage, rien n’en ressortirait à mes yeux d’utile. N/nous sommes profondément ancrés dans cette relation de servitude où j’exerce un contrôle absolu sur tout son être. Je reste d’avis qu’une propriété qui n’est pas à demeure ne peut servir que d’une manière fragmentaire et ce n’est pas le genre d’engagement qui me satisfait en tant que Propriétaire de cette belle esclave.

Cette conjoncture n’a fait qu’avérer encore un peu plus que chacun de ses pores transpire la dépendance et que la seule voie possible pour elle est de me servir comme je l’entends.

Pèlerinage au jardin

Aujourd’hui, j’ai décidé qu’O/on irait se promener. N/nous sommes retournés là où esclave calliopée a prononcé ses vœux d’une soumission non-fragmentaire et d’une appartenance irrévocable. N/nous n’y étions pas retournés depuis l’automne dernier.

Un lieu bien ordinaire pour le monde. Sur le sentier de N/nos souvenirs j’ai remarqué que les fleurs avaient poussé. Il avait plu. esclave calliopée a demandé si elle pouvait cueillir une fleur. Ce fut accordé.

N/nous sommes retournés près du banc et du balcon où elle s’est agenouillée le 19 septembre 2021. J’ai lu de la déception dans ses yeux, elle imaginait le banc plus massif et plus clair. La pierre était plus sombre à cause de l’averse, mais celle-ci ne fait aux dernières nouvelles pas rétrécir la pierre.

Cette belle esclave accomplie a posé la fleur sur le banc en pierre.

C’est la tombe de ma liberté, qu’elle me déclare spontanément.

Je la regarde attentivement. Je l’admire s’extasier devant un bloc de pierre. Je me remémore l’instant où elle renonce à tout pour m’appartenir. Je ressens une reconnaissance profonde de vivre cette vie avec elle à mes pieds.

Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi enchanté devant une tombe.

Être son Monde

Récemment et face à la conjoncture actuelle des choses, j’ai remanié la récitation d’esclave calliopée. Y figure désormais « Vos pieds sont mon unique Terre ». Je ne la partage volontairement pas entièrement pour des raisons évidentes : une récitation est très intime. Celle-ci est unique et ne tend pas à être reproduite.

La récitation est une phrase (ou une série de phrases) que cette belle esclave récite lors du rituel du lever et du coucher dans N/notre relation ainsi que sur ordre de ma part. Ce sont ces premiers et derniers mots de la journée. Il peut arriver qu’elle passe des heures entières à se réciter sur mon ordre, enchaînée sur son petit coussin dans le salon. Les mots que je choisis – lorsqu’ils sont répétés ainsi – ont une puissance qui vient la conforter dans son asservissement.

Il est attendu que la récitation soit par essence évolutive et (au même titre que la relation) en mouvement constant. Les récitations qu’a eu esclave calliopée depuis qu’elle est à mes pieds ont toujours résonné avec les différentes circonstances de N/notre relation Maître/esclave. Jusqu’à peu, esclave calliopée se récitait avec la récitation qu’elle avait reçu lors de N/nos vœux lorsque j’ai eu le grand bonheur de la juger accomplie.

J’ai adapté la récitation de cette belle esclave aux évènements récents, mais qu’entends-je par « Vos pieds sont mon unique Terre » ?

Simplement qu’elle n’a pas à être encombrée par les misères ou la médiocrité du Monde tel que nous autres les connaissons. esclave calliopée a ordre de se tenir à l’écart de toutes informations relatives au Monde, principalement son actualité politique.

Je suis d’avis qu’en sa qualité de propriété, elle n’a pas l’impératif de se tenir informée des drames et encore moins de s’en préoccuper. En tant qu’esclave, elle subit néanmoins mes humeurs lorsque des évènements relatifs à l’actualité m’affectent. Mais cela ne change rien au fait que je suis sa source d’information et que je l’informe d’uniquement ce que je juge nécessaire.

À titre d’exemple en ce qui concernait la pandémie, esclave calliopée n’avait rien d’autre à savoir sur le sujet à part que je lui interdisais le vaccin. Avoir vent des différentes informations concernant cette maladie, j’ai décidé que c’était le soucis des personnes libres qui devraient au moment venu faire avec leur conscience leurs propres choix sur ce sujet.

J’estime simplement que mon esclave n’a pas à se dédier à autre chose que de me servir. Or, dans me servir, il ne rentre pas en ligne de compte qu’elle se renseigne sur ce qui – dans sa condition – ne lui est d’aucune utilité. Je l’isole de ce qui divise et rend malheureux et c’est à mon sens une de mes responsabilités si je ne veux pas que sa servitude s’en trouve troublée.

Quel prétendu Maître rêve que Son esclave soit parasitée par les misères du Monde et par ce biais, d’être moins bien servi et ne pas posséder une esclave en paix ?

Dans mon précédent article relevant également de champs de pouvoir (cf. Gestion des relations), j’avais déjà énoncé tout l’intérêt que j’avais de préserver sa servitude de toutes les inquiétudes et médiocrités qui ne la regardent pas. En ce sens, j’ai également interrompu ses études universitaires qui la rendaient moins disponible et étaient une source puissante d’anxiété. Son service n’en est sorti que plus paisible et grandi.

Cela soulève un point important. Si esclave calliopée n’a pas la liberté de s’informer sur les détresses du Monde, a-t-elle le droit de s’instruire sur d’autres sujets ? Ce à quoi je réponds : bien sûr, elle a même ordre de s’instruire ! Je me refuse de posséder une esclave limitée ou autre coquille vide du genre.

Certaines choses du Monde sont d’une grande beauté et je ne conçois pas lui interdire la connaissance de celles-ci. Ainsi, j’ai à cœur que cette belle esclave maîtrise certains arts – autres que ceux du corps – pour me servir, par le biais notamment d’un programme culturel que je lui impose et qui fera peut-être l’objet d’un article, voire plusieurs.

esclave calliopée n’a pas à s’infliger les angoisses du Monde, Je suis son Monde et il est dans sa nature de ne fleurir qu’au service du Maître.

Gestion des relations

En tant que Propriétaire d’esclave calliopée, j’exerce un pouvoir absolu sur elle. Une relation « hiérarchique » où n’est exercé qu’un pouvoir partiel et limité ne m’intéresse pas. Une relation avec une soumission fragmentaire impliquerait qu’esclave calliopée soit de condition libre.

Impensable, car avoir pleine autorité sur cette belle esclave est une évidence. Il est dans sa nature d’être de condition non-libre pour moi. Son esclavage étant entier et péremptoire, j’ai tout le loisir de disposer d’elle comme je l’entends.

Son asservissement a pour effet qu’elle n’a aucun pouvoir décisionnel sur sa vie. La faculté naturelle de choisir lui est défendue et, au bout de quatre années de dressage, totalement étrangère.

N’ayant plus la liberté de choisir pour elle-même, j’ai la gestion de tous les aspects de sa vie, allant de son apparence jusqu’aux finances et bien d’autres domaines qui feront l’objet de prochains articles. Aujourd’hui, j’évoque la gestion des relations.

Attention. Il ne s’agit pas d’un manuel pratique. Les modalités concernant la gestion des relations d’esclave calliopée me sont propres. Avant de vous affoler, gardez à l’esprit que je suis le Propriétaire d’une fabuleuse esclave et que j’en dispose comme je l’entends. Cela ne vous a jamais été dissimulé, alors que mes décisions vous effraient m’indiffère.

Une gestion aboutie des relations comprend à mon sens la gestion de toutes les relations peu importe leur nature, comprenant ainsi les relations familiales. C’était une évidence d’avoir esclave calliopée à demeure avant d’exiger quoique ce soit sur ce point. Lorsqu’elle a emménagé, je l’ai dépourvue de toute relation qui m’incommodait.

Gérer ses fréquentations lorsqu’elle était à la faculté était très simple. D’une nature réservée, esclave calliopée n’avait que très peu d’échanges sociaux. Plusieurs fois, je l’ai forcée à aller vers les autres. Il est important de signaler qu’en tant que Propriétaire, gérer les relations d’un esclave n’est pas que les interdire, mais aussi les encourager – ou les imposer.

N/notre petite exposition a eu pour conséquence que l’O/on soit beaucoup plus sollicités qu’avant. Je me réjouissais de la voir interagir avec le monde, mais j’ai très vite constaté les premiers effets désagréables – et addictifs – des écrans sur elle. Cela, cumulé à la malveillance de ceux qui ne comprendront jamais ce que N/nous vivons m’a mené à prendre des décisions radicales. J’ai considérablement réglementé son rapport aux autres.

J’ai en premier lieu ordonné à esclave calliopée il y a plusieurs semaines de restreindre certaines conversations qui étaient trop présentes à mon goût. À ce jour, esclave calliopée n’adresse plus la parole à qui que ce soit sans mon accord et n’a plus aucune liberté sur ses réponses qui sont lues, approuvées ou modifiées par moi-même, même dans ses échanges « privés ».

J’ai interrompu les trois quarts de ses relations sociales ces dernières semaines, lui ordonnant de privilégier certaines relations amicales, naissantes ou existantes tenant sur les doigts d’une main. Il est clair que les enclins à la jalousie, les fanatiques et les esprits limités n’ont jamais mérité sa présence.

La qualité avant la quantité.

J’ai à cœur de l’isoler de tout ce qui pourrait parasiter sa servitude et suis dans mon bon droit en tant que Maître de cette splendide esclave de l’isoler complètement ou d’au contraire la socialiser à l’extrême. Dans les deux cas, elle me sera reconnaissante de l’asservir car cet isolement la reconnecte à la seule chose dont l’esclave accomplie qu’elle est a besoin : la satisfaction du Maître.

Porter Mes chaînes

Au pire de la paraphrase, au mieux un complément spontané du texte d’esclave calliopée (spontané également que j’ai partagé sur le blog) titré Porter Ses chaînes.

Malade depuis plusieurs jours, je fus dépourvu de la force de l’entretenir quotidiennement. À croire que même dans le sud, il commence à faire froid. Qu’importe à vrai dire car N/nous ne souhaitons pas y rester. Néanmoins, je l’ai giflée plus souvent pour mon plus grand plaisir alors qu’elle hait ça. Peu fatiguant, pleurs intéressants.

Toute l’après-midi d’hier – après le déjeuner et qu’elle m’ai servi le thé comme elle a été dressée à le faire – j’ai décidé d’attacher mon esclave les pieds joints à la table basse, à un mètre de distance, pour le plaisir des yeux. Ce long kimono lui va vraiment bien. À défaut qu’elle porte en totalité la parure d’esclave que j’ai choisi pour elle (car chaque ajout compte et je veux en profiter), je suis heureux de la voir porter Mes chaînes.

esclave calliopée les porte car je dispose d’elle totalement et que je l’en juge digne. Il ne s’agit alors pas d’une mesure punitive. Je n’attache pas cette esclave par colère, déception ou que sais-je encore et je trouve que ça a le mérite d’être dit et clarifié. Je l’attache car elle m’inspire.

Une punition est issue d’un manque, d’une faute. Je n’aime pas la punir mais je le fais quand c’est nécessaire, ça fait partie de son dressage et c’est inévitable lorsque le Maître exige l’excellence. Heureusement, elle est au bout de quatre années parfaitement dressée, petite chose rare. J’aime aussi la battre pour mon plaisir, mais je n’ai aucune raison « d’attendre » qu’elle commette une faute (et que par ce biais elle me déçoive) pour le faire. La punition doit demeurer ce qu’elle est dans son dressage, c’est-à-dire garder sa qualité d’expiation.

Le reste n’est « que » service, chose bien distincte de la punition dans N/notre relation car il est constant. Quand je la bats pour mon désir, elle n’est pas en pénitence mais dans l’expression de sa servitude. Alors, quand j’exige qu’elle soit enchaînée, elle l’est. Il est dans sa nature d’être en faveur de Mes chaînes.

Et elle est restée ainsi plusieurs heures à écrire et se réciter. Je levais parfois les yeux de mon écran pour la regarder. La plupart du temps, elle me regardait déjà. esclave calliopée ne bougeait pas et était silencieuse, pourtant elle ne faisait pas cela par plaisir mais parce que c’est ce que j’attendais d’elle.

Hier, je N/nous ai rigoureusement étudiés et j’en ai conclu que n’est pas esclave ou Propriétaire qui veut. Le fait est que beaucoup se seraient ennuyés à sa place. Or, l’attente du Maître ou d’une tâche de Celui-ci fait partie de la vie en servitude permanente et aboutie comme je la conçois.

J’avoue avoir toujours été embarrassé des personnes ne sachant pas quoi faire de leur « esclave » (encore plus quand ils viennent N/nous demander ce qu’ils sont censés en faire). Ce n’est à vrai dire pas étonnant dans une ère où on court après les titres et non le bonheur de vivre dans sa nature.

Je suis profondément heureux et fier que cette esclave ait toujours à faire, surtout si ça comprend de m’attendre aussi religieusement. Lorsque je me suis approché d’elle, elle m’a supplié de l’utiliser. J’aime la gratitude et la volonté de me plaire dans son regard.

L’Avant-vœux (et un peu de l’Après)

esclave calliopée a présenté le 19 septembre 2021 ses vœux d’une appartenance totale et définitive à mes pieds durant la quatrième année de relation. Elle a pour moi toujours été mon esclave, mais j’ai préféré attendre que sa servitude soit aboutie avant de l’officialiser (et le célébrer). N’ayant pas considéré les cycles de noviciat et de maturité pour N/notre relation, force est néanmoins de constater que Rome ne s’est pas faite en un jour et que, ça y est, désormais je la juge accomplie.

Dès N/nos premiers échanges, elle a confié que mes chances d’être exaucé étaient minces et s’est décrite comme inapte et terrain infertile à la servitude comme je l’entendais. Cette belle esclave ne me connaissait qu’à travers mes mots et non mes actes, Dieu sait à quel point les actes manquent souvent alors je ne lui en ai pas tenu rigueur.

J’avais décelé (malgré tout ce qu’elle me disait) en elle une grande aptitude à me servir. Alors persuadée que toute cette indépendance dont elle avait joui et qu’elle chérissait tant allait être un frein à sa bonne volonté, je me réjouissais. J’étais heureux de cette autonomie et liberté qu’elle avait pu expérimenter : on ne peut donner un contrôle que nous n’avons jamais eu. Si elle n’avait pas pu faire l’expérience de la gestion de ses propres finances, de sa vie dans son petit appartement (un adorable petit cagibi), de ses études supérieures et tutti quanti, le pouvoir qu’elle m’aurait donné s’en serait retrouvé amoindri, voire inexistant. Pour qu’elle porte mon collier, il fallait qu’elle ait été libre et qu’elle l’ait expérimentée, cette liberté.

Je l’ai cueillie maîtresse d’elle-même (du moins autant qu’on peut l’être à 19 ans), la rendant ainsi terriblement disponible pour qu’elle fleurisse asservie à Mes pieds. La première année fut dédiée à ses études supérieures qu’elle avait entamées avant de m’appartenir. Je n’avais aucun contrôle sur ses fréquentations, ses choix d’études, les grands choix de vie et autres coquetteries importantes dans la vie d’un être humain.

Qui voyage loin ménage sa monture

esclave calliopée m’a rejoint dans le Sud durant la deuxième année pour qu’O/on s’installe ensemble. Je faisais avant cela le trajet de 700 kilomètres presque tous les week-ends pour la voir et ce n’est pas ainsi qu’on construit à mon sens une relation Maître/esclave.

Je lui ai laissé le choix de me rejoindre, car au bout d’un an et demi elle l’avait encore. Le 06 juillet 2019, je l’ai renommée à ma convenance, elle s’appellera calliopée et je veillerai à ce que ça devienne son identité civile. Le 07 septembre 2019, elle était à demeure et avait quitté amis et famille, ayant fait également tout un tas de paperasse pour faire un transfert de son ancienne université à une autre. J’ai acquis à ce moment-là le contrôle des fréquentations autant amicales que familiales, j’ai à l’occasion fait le tri de celles qui m’incommodaient afin qu’elle ne soit pas parasitée dans son service à demeure. Le deuil de la vie d’avant a pu commencer au profit de la vie de maintenant, chez Maître.

C’est lorsqu’elle fut Mienne à demeure que je me suis employé à l’éduquer afin qu’elle me serve de la manière la plus achevée, c’est-à-dire celle qui me convient, pas celle qu’on trouve chez les autres, ni celle qui s’apprend dans les livres. Les premiers rituels et protocoles ont alors pris leur place : celui du lever, celui du coucher, du service du repas et du thé, du bain, de l’entretien et un tas d’autres éléments venant nourrir la relation qui ne regardent que N/nous et dont je ne donnerai pas le détail dans cet article-ci.

Le lien qui était déjà constant devait désormais être nourri. Son dressage a pris du temps, principalement car il a fallu en premier lieu concilier faculté et servitude. Lors de la pandémie, les progrès furent plus que notables. Cette progression est principalement ce qui m’a poussé à la défaire de ses contraintes universitaires en cette quatrième année, un article d’esclave calliopée à ce sujet est prévu. Je me suis montré patient sur ce point, mais il était clair qu’à terme elle serait à demeure en permanence.

J’avais également quelques exigences avant de lui ordonner qu’elle prononce ses vœux. D’abord, qu’elle ai connaissance de tout ce qu’implique une vie de servitude à Mes pieds. Ensuite (et c’est la partie la plus longue lorsqu’on ne permet pas la médiocrité), qu’elle occupe pleinement la place pour laquelle désormais elle vit. C’est-à-dire que son dressage soit achevé (attention, je n’ai jamais dit que son dressage avait une fin, juste qu’il a acquis un niveau que je qualifie d’excellence). J’exerçais un pouvoir absolu bien avant les vœux de mon esclave, mais pour moi, ça devait également comprendre une valeur temporelle. Se projeter à la place d’esclave, l’être et l’être et y rester dans le temps sont à mon sens trois choses distinctes. Je l’ai dressée à ma convenance et ce n’est qu’après ce dressage et conditionnement très précis (et finalement impérissable) que je lui ai ordonné d’écrire ses vœux.

L’Après

Qu’est-ce que les vœux ont changé ? La réponse est finalement très simple et ne nécessite pas de faire un nouvel article.

N/nos vœux sont venus célébrer ce qui existait déjà : Moi, Propriétaire de cette belle esclave, et elle, totalement asservie qui renonce pour toujours à se rétracter. Je lui ai ordonné de consentir une ultime fois à une date aléatoire.

Si ses vœux avaient changé beaucoup de choses, ça aurait à mon sens témoigné d’une faille car je n’ai ni attendu ses vœux pour faire ce que je voulais d’elle, ni attendu qu’elle ait son statut de propriété « officialisé » par un matricule d’esclave qui n’a aucune valeur légale.

Comme elle l’a très bien dit dans un précédent article, je préfère être de ceux qui font les choses au lieu de les prédire et de voir si elles se produisent. Cette cérémonie a marqué le début du port de sa parure d’esclave et a enclenché le projet de marquages permanents. Mais une fois encore, il ne s’agit que de la continuité naturelle des choses.

C’est ainsi parce qu’esclave calliopée a éclos et ne fanera jamais. Il est dans sa nature de m’être asservie et dans la mienne de la posséder. J’ai été béni d’un cadeau des Cieux le jeudi 26 avril 2018.