Funérailles de mon libre arbitre

Libre arbitre, nom masculin
Le Robert en dit : Volonté libre, non contrainte.

J’écris ce jour sous ordre de Maître sur le libre-arbitre – ou plutôt le deuil du mien. Il est nécessaire d’avouer que je me suis parfois défendue (en manquant cruellement d’arguments) pour dire que j’en possédais un. Tu sais, je peux quitter cette relation quand je le veux alors j’en ai un. C’est faux, je ne peux quitter cette relation.

Il y a quelques mois (voire semaines), je riais encore de celles et ceux (non concernés par les relations M/e, car c’est toujours eux les plus bavards) qui déclaraient qu’un esclave ne possède pas de libre arbitre. Si j’avais pu sortir dehors avec étendard où était inscrit moi, esclave calliopée, possédant encore un libre arbitre en tant qu’esclave, je l’aurais fait – une horrible histoire d’égo.

Je l’aurais fait, car je vivais le fait potentiel de ne pas en avoir comme une insulte envers Maître et cela me blessait, je sentais le besoin de m’en défendre. Je me sentais attaquée, j’avais la sensation que tout ce que j’avais à offrir à Maître se trouverait amoindri si je l’admettais. Quelle erreur (et horreur) que d’omettre l’honneur d’avoir été forgée par le Maître selon Ses exigences pendant des années et de vivre ainsi…

J’ai déjà tout offert de moi à Maître.

Le plus important était que j’en ai eu un par le passé, ne serait-ce que pour tolérer avec toute la conscience nécessaire cette vie de servitude à Ses pieds. Les raisons (ou plutôt La raison) de ce consentement impérissable à l’asservissement total fera l’objet d’un futur article. Quand j’en aurais le courage – ou quand Maître l’ordonnera.

Il est souligné dans mon article L’absence de refus que je ne suis plus libre et que Maître me façonne à Sa convenance depuis plus de trois années. Je ne dispose plus du pouvoir de la volonté depuis longtemps et il était ridicule de prétendre le contraire, principalement par peur des opinions et des attaques envers Maître.

Maître m’a inculqué depuis que ne plus posséder de libre arbitre était signe de réussite de Son dressage. Il juge ma servitude aboutie et j’en ressens la plus grande des gratitudes. Merci Maître de m’honorer de cette vie à Vos pieds. Merci Maître de m’avoir forcée, contrainte à reconnaître l’évidence : Votre esclave ne possède rien, et encore moins une volonté propre. Tout ce qu’elle a Vous appartient et c’est à Vous qu’elle le doit.

Je ne « possède » à ce jour que ce que le pays où N/nous vivons exige que j’ai civilement, ce qui ne dépend pas de Lui : une identité (qu’Il compte changer officiellement) et une carte vitale. J’ai aussi un compte bancaire, le temps que ça L’arrange. Néanmoins, je n’ai pas le pouvoir d’en jouir et suis dans l’incapacité de le vouloir car cela serait contraire au goût de Maître.

Le pouvoir de la volonté, non contrainte, est un apparat qui saura sûrement magnifier les libres. Totalement asservie et Sienne pour toujours, j’en suis dépourvue. Mes volontés sont les Siennes et je ne peux m’y soustraire, même si j’en ressentais le désir profond. J’ai souscris à cette vie de servitude, je n’ai plus à le faire, ni à revenir dessus.

Je Vous remercie Maître de me façonner à Votre image, je n’ai plus peur du qu’en dira-t-on.

Publié par

esclave calliopée

Propriété 232-621-237 appartenant à Maestro Bap pour l'éternité.

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