Funérailles de mon libre arbitre

Libre arbitre, nom masculin
Volonté libre, non contrainte.

J’écris ce jour sous ordre de Maître sur le libre-arbitre, ou plutôt le deuil du mien. Il est nécessaire d’avouer que je me suis parfois défendue (en manquant cruellement d’arguments) pour dire que j’en possédais un. Il y a quelques mois (voire semaines), je m’amusais encore de celles et ceux (non concernés par les relations M/e, car c’est toujours eux les plus bavards) qui me déclaraient qu’un(e) esclave ne possédait pas de libre arbitre. Mes ami(e)s vous diraient que si j’avais pu sortir dehors avec étendard où était inscrit « moi, esclave calliopée, possédant un libre arbitre », je l’aurais fait.

Je l’aurais fait car je vivais ceci comme une insulte envers Maître et cela me blessait. Sans libre-arbitre, j’avais la sensation que tout ce que j’avais à offrir à Maître se trouvait amoindri. Quelle erreur (et horreur) que d’omettre qu’Il m’a rencontrée libre et qu’Il m’a forgée selon Ses exigences.

Le plus important, était que j’en ai eu un par le passé, ne serait-ce que pour accepter avec toute la conscience et les ressources nécessaires cette vie de servitude à Ses pieds. Les raisons (ou plutôt La raison) de ce consentement à l’asservissement total fera l’objet d’un futur article.

Maître m’a inculqué que ne plus posséder de libre arbitre était signe de réussite du dressage. Il juge ma servitude aboutie et j’en ressens la plus grande des gratitudes. Merci Maître de m’honorer de cette vie à Vos pieds.

Comme énoncé dans mon article L’absence de refus, je ne suis plus libre et Maître me façonne à Sa convenance depuis plus de trois années. Je ne dispose plus du pouvoir de la volonté depuis longtemps et il était ridicule d’en affirmer le contraire, principalement par peur des opinions et des attaques envers Maître, que je peux mal vivre même si elles l’indiffèrent.

Je ne possède à ce jour que ce que le pays où N/nous vivons exige que j’ai, c’est-à-dire ce qui ne dépend pas de Lui : une identité civile (qu’Il compte changer) et une carte vitale. J’ai aussi un compte bancaire (le temps que ça L’arrange). Néanmoins, je n’ai pas le pouvoir d’en jouir et suis dans l’incapacité de le vouloir car cela serait contraire au goût de Maître.

Merci Maître de m’avoir forcée à reconnaître l’évidence : je ne possède rien, et encore moins une volonté propre.

Le pouvoir de la volonté, non contrainte, est un apparat qui saura sûrement magnifier les personnes libres. Néanmoins, totalement asservie et Sienne pour toujours, j’en suis dépourvue. Mes volontés sont les Siennes et je ne peux m’y soustraire, même si j’en ressentais le désir. J’ai consenti à cette vie de servitude, je n’ai plus à le faire, ni à revenir dessus.

Merci Maître de me façonner à Votre image, faisant de moi Votre œuvre,
je n’ai plus peur du qu’en dira-t-on.

Publié par

esclave calliopée

Propriété 232-621-237 appartenant à Maestro Bap pour l'éternité.

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