L’éternelle question

N/nous épanouissant dans une relation Maître/esclave, il arrive souvent que l’on N/nous demande ce qui différencie un soumis d’un esclave. Quoi de mieux pour le premier article que d’apporter N/notre réponse à cette éternelle question qui n’en est plus une pour N/nous.


Le dominant et le soumis, le Maître de Son esclave

Différences et points communs, méconnaissances et responsabilités de la possession d’un esclave.


Avant-propos

Il s’agit ici d’une analyse personnelle, construite au fur et à mesure de lectures, échanges sur le sujet et (surtout) vie du sujet. Étant en relation Maître/esclave, voici N/notre apport à la question de ce qui différencie une relation M/e d’une relation D/s, basé sur la connaissance théorique mais également sur l’expérience que N/nous offre N/notre relation.

Néanmoins, N/nous n’avons ni la science infuse, ni la volonté d’imposer quoi que ce soit à quiconque. N/nous ne sommes personne pour vous dire si vous êtes ou non un(e) esclave, un(e) Maître(sse), etc. Même si N/notre analyse est documentée et argumentée, elle ne doit en rien vous impacter personnellement par sa lecture. En clair, cet article n’a pas vocation à heurter, ni à se revendiquer péremptoire.

Spectre et statut

Les soumis et esclaves diffèrent en statut, mais demeure le point commun d’être sur le spectre de la soumission, les personnes se trouvent dans un état de soumission. Il en est de même pour les dominants et Maîtres qui sont sur le spectre de la domination car ces personnes se trouvent dans un état de domination, tout en demeurant différents en statut.

Méconnaissance et amalgames

Pénurie des sources françaises

Les sources françaises sur les relations Maître/esclave sont peu nombreuses et les plus poussées d’entre elles majoritairement anglophones. Les francophones demeurent généralement peu instruits sur le sujet, même si littératures et conférences furent parfois plus ou moins bien traduites.

On observe également un fort désintérêt pour définir ces relations, préférant valoriser des modèles relationnels « plus sains ». De nombreux préjugés et réticences circulent, comme : l’esclave est un « soumis extrême », l’esclave n’a pas d’intériorité qui lui est propre… L’échange de pouvoir étant généralement considéré comme un jeu et non un mode de vie ou modèle relationnel, les personnes ne ressentent simplement pas le besoin de se renseigner sur ce à quoi elles ne tendent pas. (et c’est tout à fait compréhensible !)

Esclavage consenti et esclavage au sens historique

Le terme d’esclave peut mettre mal à l’aise par ce à quoi le terme ferait (maladroitement) référence : au terme historique d’esclavage. N’en déplaise, un point commun réside bel et bien entre les deux : le statut de propriété. L’esclave est la propriété du Maître et Il dispose de l’entièreté de Sa propriété. Le terme d’esclave fut adopté car il s’agit d’un statut de possession. Néanmoins, il s’agit du seul point commun. La comparaison entre l’esclavage consenti et l’esclavage au sens historique ne doit pas s’étendre à plus que cela. Ça reviendrait à confronter l’Histoire avec une relation hiérarchisée consentie, cela n’aurait pas de sens.

Les esclaves consentants sont alors des personnes en accord avec ce statut de propriété. S’il n’y a pas cette notion de Propriétaire/propriété, on conviendra généralement à dire qu’il ne s’agit pas d’esclavage. L’esclave consentant n’étant pas un état (même si la personne est dans un état de soumission) mais un statut1. Sans Maître, il n’y a pas d’esclave, et inversement.

1 On fait ici référence au statut de propriété : Les soumis et esclaves diffèrent en statut, mais demeure le point commun d’être sur le spectre de la soumission car les personnes se trouvent dans un état de soumission. Ce n’est pas un état de soumission qui fait d’un esclave ce qu’il est, mais le statut de propriété envers un Maître.

Publié par

Maestro Bap

Propriétaire de 232-621-237.

5 réflexions au sujet de “L’éternelle question”

  1. Bonjour à vous deux
    Je vous découvre via Fet Life et via des commentaires ça et là.
    Je poursuivrai donc mes lectures mais avant cela, et pour faire suite à « l’éternelle question », voici la mienne, de question : quelles différences faites vous entre propriété et appartenance ?

    J’en profite pour poser une autre question (sourire) : que n’incluez-vous pas au sein de votre statut de propriétaire ? Existe-t’il dans votre vie de couple, des situations non exploitables, quelles qu’en soient les raisons, où vous ne vous sentez pas possesseur de votre esclave ?

    Merci à vous

    J’aime

    1. Bonsoir Lady Spencer,

      À mon sens, un Maître et Son esclave (Sa propriété) sont dans une relation d’appartenance, lorsqu’un dominant et un soumis sont dans une relation de négociation. Je ne reconnais pas une appartenance lorsque celle-ci ne peut être que fragmentaire, les relations d’échange de pouvoir limité étant par nature des relations enclines aux pourparlers. Compte tenu de la liberté dont bénéficie le soumis et l’absence de celle-ci chez l’esclave, il me semble totalement cohérent de différencier ces deux types de relation. Bien entendu, cela ne sous-entend pas qu’un est meilleur que l’autre !

      Pour résumer et répondre plus clairement à votre première question : (toujours selon moi, n’imposant ma vision des choses à personne) l’un est statut, l’autre un fait.
      propriété : statut de possession
      appartenance : état d’appartenir totalement (ici à un Maître)

      Concernant votre seconde question, celle-ci m’a fait sourire ! À la lecture de N/nos témoignages, je pense que vous aurez aisément la réponse : il n’y a pas une seconde où je ne possède pas cette belle esclave. Et quel bonheur !
      Maintenant que ceci est dit, quelques explications sur N/notre fonctionnement : esclave calliopée a été dressée à n’avoir d’yeux que pour me servir chaque instant. J’ai le contrôle sur tous les aspects de sa vie que je peux contrôler. En effet, j’ai bien écrit « que je peux contrôler », car je n’en demeure pas moins réaliste : je suis le Maître de cette merveilleuse propriété mais je ne suis pas magicien. Par conséquent, certaines choses ne dépendent pas et ne dépendront jamais de N/nous. 🙂

      Si votre question était relative aux champs de pouvoir, une catégorie est disponible sur le blog. Catégorie incomplète, je l’accorde, mais qui a le mérite d’exister ! J’ajoute que N/notre vie de couple est cette hiérarchie permanente, elle s’exprime par la soumission non-fragmentaire : l’appartenance. Peut-être qu’un jour celle-ci s’exprimera autrement… En attendant… Je ne suis pas magicien, et encore mois devin ! 😉

      Merci pour votre commentaire,
      Très belle soirée,
      Bap, Propriétaire d’esclave calliopée.

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